Initialement condamné à une peine de trois ans, dont un an ferme, pour agression sexuelle, Dominique Boutonnat a été relaxé par la Cour d'appel de Versailles le 3 juillet 2026.
La décision de la cour a surpris de nombreux observateurs, compte tenu des graves accusations portées contre lui. En août 2020, Dominique Boutonnat avait été accusé d'avoir agressé sexuellement son filleul alors qu'ils se trouvaient en Grèce. En première instance, le tribunal correctionnel de Nanterre avait souligné que la « version du plaignant semblait plus crédible », considérant que Boutonnat avait exercé une « emprise » sur son filleul.
Suite à sa condamnation initiale, Boutonnat, âgé de 56 ans, avait décidé de quitter son poste au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Dans un climat tendu, il avait été la cible de nombreuses demandes de démission avant le procès. Pourtant, malgré la controverse, Emmanuel Macron lui avait renouvelé son mandat en juillet 2022, provoquant des réactions vives au sein de l'industrie cinématographique française, où des figures comme Judith Godrèche avaient appelé à son départ.
Réactions et implications
Cette relaxe a suscité des réactions contrastées. Les pro-Boutonnat saluent un rétablissement de son honneur, tandis que d'autres, notamment des victimes d'agressions, voient le jugement comme un revers dans la lutte contre les violences sexuelles. Pour l'experte en droit pénal, Dr. Marie Céleste, « il est crucial de rappeler que chaque cas est unique et que les décisions de la cour doivent s'appuyer sur des preuves solides ».
Des mises à jour supplémentaires seront fournies alors que la situation évolue.
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