L'influenceur TikTok, Paffman, a fait l'objet d'une mise en examen pour des accusations sérieuses, notamment « apologie de crimes d'atteintes volontaires à la vie », « provocation à la commission de crimes » et « injures à raison du sexe ». Le procureur du parquet du tribunal judiciaire de Lille a confirmé ces informations dans un communiqué publié le 3 juillet.
En août 2025, des vidéos publiées sur TikTok ont suscité l'alarme, menant à un signalement au parquet. Ces clips contenaient des propos qualifiés d'apologie du viol, ainsi que des déclarations sexistes et misogyne. Une enquête préliminaire a été ouverte suite à ces révélations.
Jugé en décembre
Une seconde alerte a été émise le 30 juin 2026, lorsqu'il aurait évoqué dans un live TikTok le désir de provoquer une tuerie de masse. Suite à son interpellation, les enquêteurs ont découvert sur son téléphone des vidéos contenant des menaces envers d'autres individus, que Paffman justifie comme des tentatives de « créer le buzz » sur les réseaux sociaux.
Il a été déféré devant le procureur de la République le 2 juillet, et son procès est prévu pour le 1er décembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Lille, où il sera sous contrôle judiciaire en attendant son jugement.
Une interview controversée
En novembre 2025, Paffman a été interviewé par TF1 dans l'émission Sept à Huit. Il a affirmé que lui et ses abonnés n'étaient pas des violeurs, prétendant que ses conseils ne visaient qu'à aider les hommes à séduire. Cette déclaration a été vivement critiquée. La ministre Aurore Bergé, responsable de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi en faisant un signalement au procureur et en affirmant : "Il faut mettre un terme à la culture du viol." Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des influenceurs et le contenu qu'ils diffusent.
Selon un rapport sénatorial, les discours masculinistes sur les plateformes comme TikTok représentent un vrai risque pour la démocratie et la cohésion sociale. Le Ministre de la Justice a récemment exprimé sa préoccupation quant à la prolifération de tels contenus. Des experts affirment que les réseaux sociaux doivent renforcer leurs protocoles de modération pour éviter ce type de dérives.







