Charles III, pour la première fois dans l'histoire britannique, a rendu public le montant de ses impôts sur ses revenus privés depuis son ascension au trône. Selon une déclaration faite par le palais de Buckingham le 25 juin, le roi a payé plus de 30 millions de livres (environ 35 millions d'euros) depuis son accession au trône début septembre 2022.
Cette initiative novatrice est présentée comme un pas en avant vers la transparence de la Maison royale. Le palais a souligné que cette démarche vise à renforcer la confiance des Britanniques envers la famille royale. De son côté, William, l'héritier du trône, a également contribué, ayant versé plus de 20 millions de livres (environ 23 millions d'euros) d'impôts depuis qu'il est devenu prince de Galles, selon les chiffres divulgués.
Il est à noter qu'un tel engagement à rendre compte des finances personnelles ne remonte pas à un héritage légal, mais s'inscrit dans une pratique initiée sous le règne de la défunte reine Elizabeth II en 1993. Cette décision fait écho au besoin croissant de transparence de la part de la monarchie en réponse à une opinion publique exigeante.
Une transparence face aux critiques
Les questions financières ayant entouré la famille royale, notamment les controverses liées à l'ex-prince Andrew, ont accentué l'importance de ces révélations. Selon des analystes comme le politologue Peter Smith, "la transparence des finances royales est désormais essentielle pour restaurer la confiance du public, surtout dans un contexte où des scandales récurrents mettent en lumière des comportements discutables."







