En mai, les forces ukrainiennes ont réussi à récupérer environ 282 km² aux troupes russes, marquant un tournant significatif dans le conflit qui perdure depuis 2022. Cette avancée vient après des mois de recul pour les forces russes, qui avaient commencé à prendre du territoire depuis l'automne dernier. Selon l'analyse de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), relayée par l'Le Monde, les progrès ukrainiens soulignent une dynamique défavorable pour les troupes de Moscou.
Alors que la Russie avait avancé de 579 km² en novembre 2023, cette progression a ralenti, culminant à seulement 23 km² en mars 2025. Le fort recul de 120 km² observé en avril a été suivi par cette nouvelle progression de Kiev, qui a commencé à inverser la tendance amorcée il y a plusieurs mois.
Dynamique territoriale favorable à Kiev
Les petites avancées ukrainiennes, bien que marginales au niveau national (0,07 % du territoire ukrainien), sont considérées comme un signe positif. L'ISW souligne que des campagnes de frappes réussies, notamment par drones, ont limité la capacité de la Russie à renforcer ses lignes de front. L'armée ukrainienne a principalement avancé dans les zones de Donetsk et de Zaporijia.
Malgré ces gains, certaines parties restent encore sous contrôle russe, et des éléments militaires sont toujours présents dans des zones nouvellement reprises. L'ISW note que ces mouvements stratégiques sont essentiels pour freiner l'expansion russe en Ukraine.
Actuellement, la Russie contrôle environ 19 % du territoire ukrainien, dont 7 % en Crimée et dans le Donbass, qui étaient déjà des zones de conflit avant l'invasion. Ces informations mettent en lumière la complexité de la situation et l'importance des opérations militaires ukrainiennes, qui, selon les experts, pourraient continuer à influencer le cours de la guerre.







