L'essentiel
Ce qui devait être un échange privé s'est transformé en un drame pour un jeune garçon. À Wervik, en Belgique, deux jeunes hommes âgés de 19 ans font face à des accusations graves après avoir soumis un adolescent de 15 ans à des menaces et à des violences physiques durant plusieurs jours.
La situation a été rapportée par 7sur7, indiquant que la victime a subi des violences impliquant une arme blanche et des menaces continues.
Les prévenus ont, selon les éléments de l’enquête, contraint le jeune homme à baisser son pantalon sous la menace d'un couteau dirigé vers ses parties intimes. Alors qu'une première somme de 100 euros avait déjà été versée, les maîtres chanteurs exigeaient plusieurs milliers d'euros supplémentaires.
Une photo intime à l'origine du chantage
Tout commence en décembre 2024, quand le garçon partage une photo de lui dénudé avec une amie. Cette image est aperçue par la cousine de l'un des suspects, prénommé Anas, qui, outrée, aurait partagé cette information avec son cousin. Ce dernier aurait alors décidé de "donner une leçon" à la victime, selon les déclarations du procureur de la République.
Le 4 décembre, les deux jeunes hommes convoquent l'adolescent à la gare de Wervik. Subissant la pression, il leur remet 200 euros dans l'espoir que le chantage cesse. Cependant, deux jours plus tard, le scénario s'aggrave : les suspects l'embarquent dans une voiture, le menacent avec un couteau, et demandent des sommes d'argent encore plus élevées. À bout de nerfs, l'adolescent propose de leur donner sa console PlayStation 5.
Les violences physiques exacerbent la situation
Le lendemain, la situation prend un tournant terrifiant. Près d'une salle de sport, le jeune homme est roué de coups de poing et de pieds avant d'être poussé dans des buissons. Les deux malfaiteurs lui ordonnent alors de baisser son pantalon, menaçant de lui couper les parties génitales avec un couteau s'il ne leur remettait pas 4 000 euros.
Terrifié, l’adolescent rentre finalement chez lui et raconte à ses parents les violences et menaces qu'il a endurées. Le 8 décembre 2024, il s'accompagne de son père pour déposer plainte au commissariat. Deux jours plus tard, les suspects sont appréhendés et placés en détention.
Au tribunal, la famille de la victime décrit un adolescent profondément marqué par ces événements traumatisants. "C'est un témoignage qui glace le sang", déclare l'avocate des victimes, faisant référence à l’angoisse et aux conséquences psychologiques qu'un tel acte peut engendrer. Les deux prévenus, déjà connus des services de police, encourent une peine de 18 mois à 2 ans de prison.







