Des milliers de teufeurs ont envahi un site militaire de Cornusse depuis 5 h, le 1er mai 2026.
Ce rassemblement, qui devrait accueillir jusqu'à 30.000 personnes, se déroule sur un terrain jugé « dangereux » par la préfecture, en raison de la présence potentielle de munitions non explosées, comme l'a indiqué Philippe Le Moing Surzur, préfet du Cher, à l’AFP.
Dès 9 h, les autorités ont comptabilisé 2.300 véhicules, représentant environ 8.000 participants sur le Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l’armement. Les organisateurs, par un contact indirect, ont informé la préfecture de leur attente d'environ 30.000 teufeurs.
Installés dans ce terrain situé sur la commune de Cornusse, les participants marquent leur présence avec des préoccupations en matière de sécurité. Le préfet a averti : « Ils n’auraient pas pu choisir pire », appelant les festivaliers à éviter de faire des feux, de creuser ou de ramasser quoi que ce soit sur le sol. La préfecture a mis en place un centre opérationnel pour assurer la coordination des secours en cas d’incidents.
Un évènement pour faire entendre une voix
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, les organisateurs de l'événement ont exprimé leur volonté de protester contre une proposition de loi qui vise à « renforcer la pénalisation des rave parties » non déclarées. Ce texte, examiné par le Sénat après son adoption en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, soulève des préoccupations parmi les communautés festives.
Il est digne de rappeler que le premier Teknival en France a eu lieu en 1993 près de Beauvais (Oise), et depuis, ces événements se tiennent souvent dans des lieux tenus secrets jusqu’à la dernière minute. Comme l’a souligné un expert en sociologie des festivals, ces rassemblements sont aussi une manière d’affirmer une culture alternative face à des régulations de plus en plus strictes.







