Le 26 mars, les forces de l'ordre ont appréhendé un individu soupçonné d'avoir escroqué un octogénaire dans l'Aveyron au parking d'un centre commercial à Sainte-Eulalie, près de Bordeaux. Ce dernier se trouvait devant le tribunal pour une comparution immédiate le 30 mars.
La manigance de cet homme âgé de 29 ans, originaire de Roumanie, était bien établie. Il abordait des clients dans les parkings de supermarchés en prétendant être handicapé et sollicitait des dons pour une association fictive. Ses cibles préférées semblaient être des femmes et des personnes âgées, comme l'octogénaire qu'il a rencontré le 23 mars à Villefranche-de-Rouergue.
Ce jour-là, il a demandé à sa victime la carte bancaire et, en toute confiance, a été accompagné jusqu'à un distributeur automatique. Malheureusement, l'homme âgé a confié son code secret, permettant à l'escroc de retirer la somme de 1 300 euros sans détour.
Le lendemain, la victime a réalisé qu'elle avait été volée et a porté plainte auprès de la gendarmerie. Grâce aux images des caméras de vidéosurveillance, les enquêteurs ont rapidement identifié le véhicule de l'escroc.
Huit mois de prison
Déjà connu des services judiciaires, son nom a été inscrit au fichier des personnes recherchées. C'est ainsi que, le 26 mars à 13h30, il a été interpellé sur le parking du centre commercial Grand Tour à Sainte-Eulalie. Un agent de sécurité a signalé son comportement étrange, ce qui a conduit la police municipale à intervenir rapidement.
Lors de son audience le 30 mars au tribunal correctionnel de Bordeaux, le prévenu, après un week-end en détention à Gradignan, a exprimé des regrets. "Je vais rembourser la somme, dit-il. J'avais besoin d'argent en attendant une aide de la CAF."
Lors de son interrogatoire, ce père d'un jeune enfant a admis être venu en France pour profiter du système social plus généreux. Le procureur a qualifié son procédé de "système bien rodé" pour tromper les victimes. Une peine d'un an de prison ferme a été requise, et le tribunal a finalement prononcé huit mois de prison, avec une possibilité d'aménagement sous surveillance électronique à domicile.
Selon son avocat, "Il a agi de manière opportuniste", soulignant la nécessité d'une réponse pénale adaptée à ce type de comportements délictueux en France.







