Alors que les tensions au Moyen-Orient s'intensifient, la ville lumière a été ciblée par un mystérieux groupe iranien. Une vidéo de 32 secondes, postée sur Telegram par 'Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia', illustre la menace : des images de Paris et la Bank of America sur fond de cible clignotante.
"Quittez la banque immédiatement. C'est le dernier avertissement", menace le groupe dans un message inquiétant.
Un lien très direct
Le jour même de l'alerte, un adolescent de 17 ans a été appréhendé alors qu'il tentait de déposer une bombe artisanale devant la banque. Ce mineur de Montreuil, actuellement en garde à vue, avait été recruté via des réseaux sociaux pour une rémunération de 600 euros.
Les services de sécurité, dirigés par le Parquet national antiterroriste, envisagent sérieusement un lien entre ce projet d'attentat et les services iraniens. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a souligné un "lien très direct" entre cet acte et des menaces similaires observées aux Pays-Bas et en Belgique.
Ce groupe, 'Ashab al-Yamin', dont les actions incluent une récente revendication d'attaques contre des lieux de culte, semble n'être apparu qu'en mars 2026, selon des sources de BFMTV.
Recrutement et stratagèmes
Le schéma de recrutement de ce groupe rappelle les méthodes des services iraniens, qui passent souvent par des intermédiaires pour impliquer des individus issus de la petite délinquance. En février 2024, un membre de la 'DZ Mafia' a été arrêté pour avoir incendié des locaux liés à Israël, un acte également suspecté d'être commandité par des services iraniens.
D'après des enquêteurs, les recrues ignorent souvent qui les paie, une tactique appelée 'dénégation plausible' permettant aux autorités iraniennes de rester à l'écart tout en poursuivant leurs objectifs.
Le paysage actuel suggère que la menace iranienne est omniprésente, et les récentes tentatives d'attentat signalent une perpétuation de leur influence sur le sol européen, marquant une ère nouvelle de danger pour la France et ses alliés.







