Les enseignants de l'académie de Lille se rassemblent pour une journée de mobilisation nationale en réaction aux suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine. Sous l'égide d'une intersyndicale, cette manif se déroule dans les écoles, où le nombre de fermetures de classes a particulièrement augmenté.
Dans le département du Nord, il est prévu 366 fermetures de classes contre seulement 67 ouvertures. Cette situation soulève des inquiétudes, notamment à propos des redéploiements de postes vers des régions rurales et pour soutenir des élèves avec des besoins spécifiques. Dans le Pas-de-Calais, ce sont 80 postes qui doivent disparaître, accompagnés de 127 fermetures pour 28 nouvelles ouvertures.
Sophie Béjean, rectrice de l'académie de Lille, justifie ces chiffres par un déclin continu de la démographie scolaire. Elle souligne qu'entre 2021 et aujourd'hui, la région a perdu 51 000 élèves, ce qui a entraîné une diminution significative du ratio élèves par classe, tombant sous la barre de 20.
Le secondaire, bien que moins affecté par cette démographie en déclin, observera également la suppression de 235 postes, dont 58 dans les lycées et 91 dans les collèges. Cependant, 56 postes seront créés pour les lycées professionnels, ce qui tente d'équilibrer la situation.
Les syndicats soutiennent qu'il serait judicieux d'utiliser cette baisse démographique pour améliorer les conditions d'encadrement des élèves, tout en facilitant les remplacements des enseignants. « Il faudrait environ 50 postes pour permettre à chaque enseignant de bénéficier d'une demi-journée pour des visites médicales », déclare Alain Talleu, co-secrétaire départemental du syndicat FSU SNU IPP dans le Nord.
À noter que plusieurs écoles, dont celles de Halinghen, Widehem et Prédefin, doivent fermer leurs portes dans des villages du Pas-de-Calais. Quatre manifestations sont organisées, avec des rassemblements matinaux à Arras, Dunkerque et Calais, suivis d’une mobilisation à Lille dans l’après-midi.







