Le nouveau maire de Marcelcave, Julien Mlynarczyk, se retrouve confronté à sa première crise : « sauver l'école ». En effet, près de cinquante classes pourraient fermer à la rentrée, y compris une qui sert les 1 300 habitants de cette commune de la Somme. Ce lundi 30 mars, les parents se sont unis pour bloquer l'établissement scolaire, déterminés à préserver l'avenir éducatif de leurs enfants.
Une lutte pour l'éducation
Enroulée dans une écharpe, Priscilla, l'une des mamans mobilisées, redoute les conséquences d'une fermeture. Elle déclare : « Ma fille est en CE2 et mon fils en moyenne section. La fermeture d'une classe aurait un impact direct sur leur éducation. Avec les nouvelles familles qui pourraient arriver, nos classes pourraient atteindre 30 élèves, un chiffre bien trop élevé pour garantir une bonne qualité d'enseignement. » Cet élan de solidarité a rapidement pris forme, engendrant le blocage de l'école et le lancement d'une pétition qui a rassemblé plus de 400 signatures en seulement un week-end, témoignant d'une mobilisation populaire forte.
Les parents cherchent également à protéger le poste de l'une des institutrices. Aurore, une autre mère d'élève, souligne : « Nous avons des enfants qui nécessitent un suivi particulier. Si les classes sont surchargées, ces élèves risquent d'être laissés pour compte. » Toutefois, le rectorat justifie ces fermetures par une baisse démographique prévue : la classe aurait un effectif réduit de 155 à 147 élèves à la prochaine rentrée.
Julien Mlynarczyk défend néanmoins une vision optimiste pour l'avenir de l'école : « Avec un projet de nouveau lotissement dans la commune, qui comptera 29 logements, nous anticipons l'arrivée de nouveaux enfants dès janvier 2027. Au lieu de perdre une classe, nous voulons l'améliorer. Nous avons prévu d'instaurer des activités périscolaires dès septembre, en réponse à une forte demande des familles qui se sont même déplacées pour échapper à l'absence de telles options. »
En somme, la lutte pour l'école à Marcelcave représente un enjeu crucial non seulement pour les élèves actuels, mais aussi pour l'avenir éducatif de la communauté. La mobilisation des parents démontre une volonté de défendre un outil vital pour leur village.







