Lors d'une interview avec Anne-Sophie Lapix sur RTL Soir, le 19 mars 2026, l'avocate d'une des plaignantes, Maître Jade Dousselin, a abordé les accusations qui pèsent sur Patrick Bruel, attirant l'attention sur des témoignages récents.
"Il y a un besoin de libération, pour elle et pour toutes les autres", a déclaré Maître Dousselin en parlant de sa cliente, Daniela Elstner, parmi les huit femmes ayant dénoncé le chanteur. Cette dernière a porté plainte le 12 mars pour tentative de viol et agression sexuelle, comme l'a rapporté le site d'investigation Mediapart.
Dans son enquête, Mediapart a recueilli plusieurs témoignages qui exposent des comportements problématiques de Bruel entre 1992 et 2019. Les faits les plus récents mentionnent une agression survenue lors d'un festival à Dinard en Bretagne en 2012.
Une agression choquante
La plainte de Daniela Elstner décrit des circonstances alarmantes. Lors d'un voyage au festival du Film français d'Acapulco en 1997, elle affirme avoir été contrainte dans une voiture par Bruel : "Je me suis retrouvée dans la voiture, portes fermées, avec un homme qui me sautait dessus…" explique-t-elle dans sa déclaration.
Maître Dousselin a souligné que sa cliente était "sidérée" et que l'agression reportée dans le véhicule constitue un cas de tentative de viol, précisant : "Elle a eu le courage de s'enfuir".
Le poids de la célébrité
La question du délai de dépôt de plainte est souvent soulevée. Maître Dousselin a clarifié que Daniela Elstner, alors âgée de 26 ans et face à une figure de proue du milieu culturel, a mis du temps à réaliser l'impact de ce qu'elle a vécu.
Une enquête en cours
L'enquête sur les accusations formulées contre Patrick Bruel s'est intensifiée depuis 2018, révélant que d'autres femmes ont également partagé des expériences similaires. Au total, Mediapart fait état de sept témoignages, dont l'un implique une victime mineure au moment des faits.
Maître Dousselin a noté l'augmentation des témoignages : "Il y a des témoignages qui arrivent encore à mon cabinet… un comportement et un modus operandi semblent se dessiner". Ces déclarations renforcent la nécessité de poursuivre l'examen des allégations.
Patrick Bruel, par la voix de son avocat, a nié les accusations, affirmant qu'il n'a "jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel". Il conteste les gestes et les propos décrits par ses accusatrices.
L'issue de cette affaire complexe demeure incertaine mais elle met en lumière des problématiques cruciales concernant le pouvoir, le consentement et la réticence à signaler des abus dans le milieu artistique.







