Le corps d’un enfant découvert le 19 mars dans la Marne suscite une inquiétante possibilité : pourrait-il s'agir de Madoua, un enfant autiste de quatre ans disparu trois semaines auparavant ? Les autorités s'efforcent d'accélérer les procédures d'identification.
Madoua avait échappé au regard de ses parents le 25 février 2026, alors qu’il jouait à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis). Selon des rapports de presse, le corps retrouvé à Crêteil, au niveau d’un éclus, pourrait correspondre à celui du petit garçon, mais une identification formelle reste nécessaire.
La source policière a déclaré à l’AFP : “Un corps d’enfant a été découvert dans la Marne. Bien qu'il présente des caractéristiques pouvant correspondre à celles de Madoua, aucune identification définitive n'a encore été réalisée.” Cette découverte a été faite par un riverain, qui a alerté les pompiers peu avant 14h30.
Le parquet de Bobigny a confirmé que les premiers éléments de l'enquête indiquent que les vêtements retrouvés sont compatibles avec ceux de Madoua. “Seule une analyse ADN nous permettra de confirmer son identité,” a ajouté le parquet. Les parents de l’enfant ont été informés des développements par les autorités judiciaires, assistés par un psychologue.
Un élan de solidarité
Même si son parcours reste flou, ce jour-là, Madoua, porteur d’un trouble autistique et ne communiquant pas verbalement, avait quitté une aire de jeux et s’est précipité sur la promenade, s'éloignant de la vigilance de sa famille.
Pour tenter de le retrouver, une mobilisation sans précédent a vu le jour, réunissant des centaines de policiers, de militaires et de bénévoles, parcourant une zone de recherche de 34 kilomètres, accompagnés de chiens, d’hélicoptères et de moyens nautiques. La disparition de Madoua a profondément ému non seulement Neuilly-Plaisance mais également les communes alentour, amenant de nombreux citoyens à rallier l’effort de recherche.
Toutefois, le 6 mars, les bénévoles ont annoncé la fin de leurs recherches, en raison de l’analyse des images de vidéosurveillance qui laissaient présager l'éventualité d’un corps dérivant dans le fleuve. Les opérations de recherche sur l'eau se poursuivent néanmoins.







