Ce lundi, le procès de Lucas Larivée a débuté, un jeune homme de 24 ans accusé du meurtre et du viol de Justine Vayrac, une aide-soignante de 20 ans, retrouvée morte en octobre 2022 dans la propriété familiale à Beynat. D'une allure svelte, avec un visage encore enfantin, Larivée a semblé perdu face à la présidente de la cour d’assises. Lors de son interrogation, il a admis avoir 24 ans mais a peiné à décrire ses qualités et ses défauts, ce qui a laissé transparaître un certain malaise.
Justine a été victime d'une agression brutale, étant rouée de coups et étranglée, selon les révélations du Parisien. Larivée, qui nie les allégations, soutient qu'il s'agit d'un accident. Au cours de cette audience, il a souvent éludé les questions, notamment celles concernant ses défauts; il a fini par exprimer son incapacité à discerner ce qu'il aurait fait de mal dans son passé.
Ce dernier se décrit comme ayant grandi dans un cadre familial aimant, bien qu'un examen de son dossier scolaire révèle une histoire de turbulences et d'incidents. En 2024, lui a été infligé une peine de deux ans de prison après qu'il ait mis le feu à la ferme de ses employeurs, une accusation qu'il rejette.
Un profil « sans empathie »
Le témoignage du docteur Érick Tomao, spécialiste en psychiatrie, vient assombrir le tableau : il qualifie Lucas Larivée de « psychopathe », soulignant un manque d'empathie et un comportement violent envers ses anciennes compagnes. Selon ses dires, les cas de violence conjugale en sont souvent le reflet. Une ex-partenaire a témoigné des violences verbales et physiques qu'elle a subies, tandis qu’un expert a mis en lumière des comportements à risque, comme une conduite sous l’emprise de l’alcool.
Les parents de Larivée, face à ces accusations, ont du mal à accepter la gravité de la situation. Son père, Jean-Michel, décrit un enfant « vivant et attachant », tout en rejetant les accusations de négligence. De son côté, la mère de Lucas, Laëtitia, semble hésiter à affronter la réalité, avouant éprouver un profond déni sur les actes graves de son fils.
Une famille en déséquilibre
« Être parent, ce n’est pas nécessairement croire son enfant, » a déclaré l’avocate générale, tumultueuse dans une salle d'audience pleine de tension. Les parents, bien qu’affirmant leur amour pour Lucas, semblent incapables d’envisager le plus sombre des scénarios. Cette incapacité à reconnaître la possibilité de culpabilité soulève des questions sur leur rôle dans la formation de son caractère.
La situation actuelle de Larivée, prisonnier des accusations graves qui pèsent contre lui, s’avère être le résultat non seulement de ses actions, mais aussi de l'environnement familial qui a peut-être contribué à son développement psychologique troublé. À mesure que le procès se déroule, des vérités inconfortables pourraient bientôt émerger, laissant la communauté dans l'attente d'une juste rétribution pour la tragédie qui a frappé Justine Vayrac.







