Ce mardi, la cour d'assises du Rhône à Lyon accueille le troisième procès de Nicolas Zepeda, un Chilien de 36 ans accusé d'avoir assassiné son ex-petite amie japonaise, Narumi Kurosaki, disparue à Besançon en 2016. Bien qu'aucun corps ni aucun aveu ne soient disponibles, l'accusation maintient son accusation d'un féminicide prémédité.
Les enjeux du procès
Cet épisode judiciaire se distingue par l'annulation des condamnations précédentes, Zepeda ayant été déclaré coupable à deux reprises, mais la Cour de cassation a annulé le verdict en raison de vices de procédure. Une nouvelle audience se profile, où des traducteurs en japonais et espagnol seront présents, et où des témoignages se dérouleront... à travers trois continents.
Les preuves contre Zepeda s'accumulent : l'accusation évoque des achats suspects, notamment de produits de nettoyage, de combustibles et des documents montrant sa présence dans une zone boisée près de la scène des faits. Ce dernier clame son innocence, malgré les éléments incriminants.
Une disparition troublante
Narumi Kurosaki, arrivée récemment du Japon, a été vue pour la dernière fois le 4 décembre 2016, alors qu'elle rentrait à sa résidence universitaire. Selon des voisins, des cris angoissants ont été entendus cette nuit-là, créant un climat de terreur, comme décrit par plusieurs médias locaux.
La relation entre Narumi et Nicolas avait été tumultueuse, marquée par des comportements possessifs de ce dernier. Après avoir été informé de la rupture par Narumi, qui avait trouvé un nouvel amoureux, Zepeda s'est rendu en France sous prétexte de raisons académiques, mais son comportement a suscité des soupçons.
Où est le corps de Narumi ?
La question du corps de Narumi reste centrale. Les enquêteurs supposent qu'elle pourrait avoir été tuée par strangulation ou étouffement, et que son corps a été soigneusement dissimulé. Les preuves incluent des relevés GPS de son téléphone et des images de sécurité montrant les déplacements de Zepeda.
En dépit de l'absence d'une scène de crime clairement définie, de nombreux indices mettent Zepeda au centre de cette enquête troublante. La défense soulève des doutes, plaidant l'innocence en l'absence de preuves matérielles conclusives. L'avocat de Zepeda, Sylvain Cormier, affirme avec conviction : "Nous serons déterminés à faire reconnaître son innocence".
Malgré les obstacles, cette affaire suscite l'intérêt des médias, tant en France qu'à l'international, et remet en lumière les enjeux liés aux féminicides et à la justice. La détermination de jury devra se forger, face à la complexité de ce dossier sans précédent.







