En février 1994, le château de Bachen, propriété du célèbre restaurateur Michel Guérard, a été la proie des flammes dans des circonstances inquiétantes. Cet édifice, symbole du patrimoine gastronomique français, s'apprêtait à être gagné par l'important statut de Monuments historiques.
Dans la nuit du sinistre, les pompiers ont lutté pendant des heures pour maîtriser un incendie qui a ravagé le bâtiment. Le corps central du château, vieux de près de deux siècles, a subi des dommages irréparables. Selon Sud Ouest, la destruction a engendré des pertes évaluées à des millions de francs, touchant non seulement la structure mais également un mobilier et des œuvres d’art inestimables.
Les dégâts liés à l'incendie étaient d'une ampleur désastreuse. Les toiles du XVIIIe siècle étaient lacérées, tandis que des meubles et des objets d'époque ont été réduits à l'état de cendres.
Les circonstances entourant cet incendie laissent penser à un acte criminel, avec des preuves suggérant une effraction. Un verdict révélateur découlera de l'enquête judiciaire ouverte par le procureur de Mont-de-Marsan, alors que les enquêteurs se penchent sur des indices, notamment une bouteille d’essence retrouvée sur les lieux.
Peu de temps après le drame, la gardienne du château a été déclarée en état d'arrestation. Ce fût un choc non seulement pour Michel Guérard, qui se trouvait en vacances à Poitiers avec sa famille, mais aussi pour toute la communauté locale.
Pour Michel Guérard, ce fut une tragédie à la fois personnelle et professionnelle. Le château était bien plus qu'un bâtiment ; c'était un espace empreint de souvenirs et une pièce maîtresse de son héritage culinaire. Ce sinistre a suscité un débat sur la protection du patrimoine et sur la vulnérabilité de tels lieux emblématiques face à la criminalité.
Des experts du patrimoine, comme ceux de la mission du patrimoine culturel, soulignent l'importance d'une vigilance accrue pour préserver notre héritage historique, particulièrement dans les zones vulnérables. La tragédie du château de Bachen restera gravée dans les mémoires comme un exemple de la précarité du patrimoine historique.







