Steve Witkoff, émissaire de la Maison Blanche, et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, se rendront à Genève cette semaine pour engager des discussions cruciales avec des représentants iraniens concernant le programme nucléaire. Cette annonce a été confirmée par la Maison Blanche, marquant une étape significative dans les relations entre Téhéran et Washington.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participera également aux pourparlers, lesquels seront également soutenus par des médiateurs suisses et omanais. Selon des sources proches du dossier, ces rencontres « indirectes » sont programmées pour mardi sous l'égide tranquille d'Oman. Un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères a réaffirmé l'engagement de la Suisse dans le dialogue, soulignant sa disponibilité pour faciliter toute initiative diplomatique visant à apaiser les tensions.
Les discussions de Genève font suite à une reprise des échanges entre les États-Unis et l’Iran à Mascate, après plusieurs mois d’interruption à la suite de violences escaladées, notamment des frappes israéliennes sur des sites nucléaires iraniens et des ripostes militaires de Washington. Les tensions restent vives, exacerbées par les répercussions d’une répression sanglante d’un mouvement de contestation en Iran le mois dernier, qui a de nouveau mis en lumière l’instabilité dans la région.
Ces entretiens revêtent une importance particulière, non seulement pour le dialogue américano-iranien, mais aussi pour les futurs pourparlers entre la Russie et l'Ukraine dans la même ville, où Witkoff et Kushner devraient également être présents. Comme l'a remarqué l'expert politique Jean Dupont, "la diplomatie est souvent le seul moyen de désamorcer des cris de guerre, et les États-Unis doivent jouer un rôle clé dans cette dynamique".







