En novembre 2023, une opération a permis de démanteler un groupe hétéroclite de partisans de l’ultradroite en France. Quatre individus avaient alors été placés sous examen, tandis que l’instruction se poursuivait.
Le parquet national antiterroriste (PNAT) a demandé un procès pour sept hommes, dont un jeune militaire et un ancien policier, accusés d'implication dans un trafic d'armes et, pour six d'entre eux, d'avoir envisagé des actions violentes liées à leur idéologie d'ultradroite. La demande pour une audience devant le tribunal pour enfants a été formulée pour un septième individu, mineur au moment des faits.
Fin novembre 2023, la justice antiterroriste avait démantelé cette cellule informelle de militants d'ultradroite, dont l'âge allait de 17 à 58 ans. Ils avaient été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et diverses infractions, et placés en détention provisoire. Les profils alarmants incluent un militaire d’active tatoué du symbole d'une division SS, un policier à la retraite possédant des souvenirs du régime nazi, et un jeune influencé par des thèses nationalistes.
Le militaire, Émilien K., né en 2002, était affecté dans un régiment entre Tours et Angers. Il aurait notamment obtenu des armes d’un policier retraité, Jean-Paul C., pour les revendre à des membres de la mouvance ultradroite. Les réseaux sociaux et des messageries cryptées comme Telegram ont été identifiés comme des plateformes utilisées par ces individus, où des cibles éventuelles comme des mosquées ont été discutées.
De plus, les autorités ont saisi un total de 89 armes et identifié une dizaine d'acheteurs potentiels. L'action de 2023 avait été lancée suite à une intervention des gendarmes chez un jeune homme près de Chambéry ayant eu une échauffourée avec son frère. Ce dernier, Hisham L., avait des sympathies pour des idéologies extrêmes et avait contacté Émilien K. pour se procurer des armes.
« La menace d’ultradroite radicale violente est désormais étudiée de près », a souligné le PNAT. Cette menace est jugée particulièrement préoccupante par les experts, du fait de sa diffusion dynamique via les réseaux sociaux et le dark web, une réalité partagée tant par les services français que par leurs homologues internationaux (source : AFP).
Dans le téléphone d'Hisham L., des documents inquiétants ont été découverts, y compris le manifeste de Brenton Tarrant, l'auteur de l'attaque de Christchurch, et des plans concernant des cibles potentielles, parmi lesquelles un centre communautaire juif. La date du procès reste à confirmer.







