Un groupe de militants de l’ultra-droite britannique, adhérant à des idéologies xénophobes, est actuellement sous le radar des préfectures du Nord et du Pas-de-Calais. Ces derniers ont pris des mesures pour empêcher des actions d’intimidation dirigées contre les migrant(e)s et les organisations humanitaires dans cette région sensible.
D’après un communiqué commun des préfets Bertrand Gaume et François-Xavier Lauch, les autorités ont signé un arrêté interdisant un rassemblement prévu pour le samedi, nommé « Overlord », qui a suscité des inquiétudes quant à l’ordre public. Ce rassemblement devait être organisé par des membres du mouvement britannique Raise The Colours, connu pour ses positions anti-immigration.
Les préfets soulignent que ces militants sont déjà responsables de comportements intimidants sur le littoral, principalement par des actions répandues sur les réseaux sociaux, créant une ambiance de tension palpable. Ils ajoutent également que ces agissements représentent un « risque manifeste de troubles à l’ordre public ».
Les villes de Lille, Dunkerque et Calais en alerte
Pour éviter toute escalade, les préfectures ont décidé d’interdire tout rassemblement de sympathisants de Raise The Colours dans les secteurs de Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer et Lille, et ce, de vendredi soir à lundi matin. Les forces de l’ordre seront mises à contribution pour faire respecter cette interdiction, dans le but de protéger les migrant(e)s et d’assurer la sécurité des habitants.
Les autorités ont également précisé que toute personne associée à ces mouvements pourrait être renvoyée à la frontière.
Par ailleurs, un membre identifié de Raise The Colours a appelé à un rassemblement le 24 janvier, qualifié « Overlord », en référence à l’opération militaire des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce militant a indiqué sur ses réseaux qu’un changement est en cours, affirmant que « des citoyens britanniques ordinaires prennent les choses en main ».
Une branche militante en plein essor
Ce rassemblement, selon l’arrêté consulté par l’AFP, viserait à contourner les autorités françaises pour empêcher l’acheminement de migrant(e)s vers le Royaume-Uni. Les préfectures avaient déjà interdit, le 13 janvier, à dix militants britanniques d’ultra-droite de pénétrer en France suite à leurs actions violentes contre les migrant(e)s dans cette région.
Une fracture semble se dessiner au sein de Raise The Colours, comme l’indique la préfecture, notamment avec une faction plus radicale dirigée par un certain Daniel Thomas, qui est à l’origine du rassemblement interdit. La situation reste donc tendue, et les autorités demeurent vigilantes face à cette menace grandissante.







