Lydia Seignole, la sœur de Didier, attend depuis plus de trois décennies des réponses sur la mystérieuse disparition de son frère, survenue le 27 janvier 1994 à La Douze, en Dordogne. "J'ai toujours eu la conviction qu'il lui était arrivé quelque chose de tragique... que quelqu'un l'avait tué", confie-t-elle à France Bleu.
Cette réouverture de l’enquête par le pôle "cold cases" de Nanterre fait renaître l'espoir. Les enquêteurs se penchent sur plusieurs pistes criminelles, explorant même un possible conflit de voisinage qui pourrait avoir conduit à la disparition de Didier. "Trois suspects ont été identifiés, dont un est désormais décédé", précise la source.
"C'est une satisfaction que Didier ne soit pas oublié", déclare Lydia, soulagée par la reprise des investigations. Malgré les enquêtes précédentes qui n’ont pas abouti, elle reste optimiste quant aux avancées possibles grâce aux nouvelles techniques d’analyse.
Pour Lydia, cette quête de vérité est vitale. Elle souligne que sa mère, maintenant âgée de 88 ans, espère toujours un miracle. "Est-ce qu'une mère peut accepter la mort de son fils ?" s'interroge-t-elle, consciente du poids psychologique que cette incertitude représente pour sa famille.
Les répercussions de cette tragédie se sont également ressenties sur la santé de son père, décédé de chagrin il y a quelques années. "Mon père a eu des problèmes cardiaques, et tout ce qui s'est passé n'a pas arrangé sa santé", raconte Lydia, avec une voix chargée d'émotion.
Enfin, elle conclut : "Nous avons toujours de l'espoir. On ne peut pas vivre sans ça." Cette réouverture de dossier, après deux classements en 2009 et 2018, pourrait bien apporter des éclaircissements tant attendus, grâce à l'expertise accrue des services judiciaires.







