Dans une démonstration de solidarité impressionnante, des milliers de personnes se sont réunies à Nuuk, la capitale du Groenland, ainsi que dans d'autres villes du Danemark, pour s'opposer fermement aux ambitions territoriales de Donald Trump. Ce mouvement, qui reflète le désir d'autodétermination du peuple groenlandais, a également vu la participation du Premier ministre local, Jens-Frederik Nielsen.
Les manifestants, sous une pluie fine, ont exprimé leur rejet des intentions américaines avec des slogans provocateurs comme "Make America Go Away". Enchâssés dans la culture inuite, les chants traditionnels ont accompagné cette manifestation pacifique, soulignée par la préoccupante inquiétude de Paarniq Larsen Strum, une infirmière de 44 ans, qui a déclaré : "C'est éprouvant de penser que je pourrais être séparée de ma fille si Trump prenait le contrôle du Groenland".
Plus tôt dans la journée, plusieurs rassemblements similaires ont eu lieu à Copenhague et dans d'autres villes danoises, où les manifestants ont martelé le message : "Le Groenland n'est pas à vendre". Cette forte mobilisation a été saluée par des figures politiques danoises, notamment la maire de Copenhague, qui a renforcé l'idée que la question d'autodétermination est au cœur des préoccupations du peuple groenlandais.
"Il est crucial que notre voix soit entendue. Le Groenland a le droit de décider de son propre avenir sans être soumis aux pressions d'un État puissant", a souligné Kirsten Hjoernholm, qui travaillait pour l'ONG Action Aid Danemark. La communauté internationale rayonne d'intérêt face à ces événements, et des experts, comme le géopoliticien Jean-Marc Sourd, insistent sur l'importance stratégique de l'île pour l'Arctique et le changement climatique.
La controverse sur l'annexion du Groenland a été alimentée par les déclarations récurrentes de Donald Trump et de ses conseillers, qui évoquent des manœuvres pour contrôler ce territoire vaste mais peu peuplé, dans un contexte de tensions croissantes entre les grandes puissances, notamment la Russie et la Chine. La récente intervention de Stephen Miller, un proche conseiller du président, a accentué les inquiétudes quant à la volonté des États-Unis d'accroître leur emprise sur cette région.
Les manifestations qui se poursuivent à travers le Danemark et au Groenland montrent que le rejet de ce projet d'annexion est profondément ancré dans la conscience collective, renforçant l'idée que le Groenland appartient à son peuple. La mobilisation actuelle pourrait donc faire pencher la balance des décisions politiques futures. Les yeux du monde sont rivés sur ces événements, alors que le débat sur le droit à l'autodétermination et la souveraineté s'intensifie.







