La famille d'El Hacen Diarra, un homme de 35 ans originaire de Mauritanie, est en émoi après sa mort tragique survenue durant sa garde à vue dans le XXe arrondissement de Paris. Selon son avocat, Me Yassine Bouzrou, une plainte a été déposée pour "violences volontaires ayant entraîné la mort", s'appuyant sur des éléments visuels décrivant des abus lors de son interpellation.
Sur une vidéo diffusée, on peut voir deux policiers intervenant de manière violente sur Diarra, frapper un homme déjà au sol avant l'arrivée d'autres agents. Cette scène choquante a été révélée dans un communiqué de l'avocat, ajoutant que les preuves recueillies jusqu'à présent sont accablantes.
Les événements tragiques ont eu lieu après que Diarra a été contrôlé pour avoir roulé un joint de cannabis, provoquant une résistance initiale. Le parquet a émis une version où il est indiqué que des policiers ont été impliqués dans une chute, menant à l'usage d'un taser, causant des blessures au suspect. Selon des témoins présents sur les lieux, une mare de sang a été constatée, renforçant les suspicions d'une intervention policière excessive. À son arrivée au commissariat, des agents ont jugé nécessaire son hospitalisation en raison de la gravité de ses blessures, incluant une plaie à l'arcade sourcilière.
"Il y a des témoins qui attestent de la brutalité de cette interpellation et des événements ultérieurs qui soulèvent de sérieuses questions sur les méthodes policières utilisées", déclare un expert en droit pénal entendu par Le Monde. Malgré l'absence de saisine d'un juge d'instruction par la procureure, la pression monte pour établir la vérité sur ce drame.
Lorsque Diarra s'est effondré dans l'enceinte du commissariat, les policiers, tentant de lui fournir les premiers secours, ont appelé des secours. Malheureusement, il a été déclaré mort peu après. Les résultats d'une enquête ouverte par l'IGPN, la police des polices, sont attendus pour éclaircir les circonstances entourant cette affaire.







