Le 17 janvier 2026, l'Union européenne et le Mercosur ont officialisé la signature d'un traité de libre-échange qualifié d'historique. Après un quart de siècle de négociations, cet accord constitue l'une des plus vastes zones de libre-échange au monde, englobant environ 30 % du PIB mondial et représentant 700 millions de consommateurs.
La signature de cet accord, réalisée au Paraguay, supprime plus de 90 % des droits de douane bilatéraux. Ceci devrait favoriser l'exportation de produits européens tout en facilitant l'entrée des marchandises agricoles sud-américaines sur le marché européen.
Bien que l'accord soit salué pour ses bénéfices économiques, il suscite des craintes parmi les agriculteurs de plusieurs pays européens, notamment la France et la Pologne, qui redoutent une concurrence accrue.
Les réactions sont partagées. Si certains l'applaudissent pour ses promesses de croissance et d'intégration, d'autres craignent des impacts négatifs sur l'agriculture locale ainsi que sur les normes environnementales.
L'accord, qui concerne les pays du Mercosur tels que l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, a été reçu avec des sentiments mitigés des deux côtés de l'Atlantique. En Europe, plusieurs manifestations avaient eu lieu pour protester contre ses effets potentiellement dévastateurs sur l'agriculture locale. De plus, de nombreuses ONG et associations ont exprimé leurs inquiétudes concernant le respect des normes environnementales par certains pays sud-américains, comme l'évoque une étude de France 24. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré : "Nous prônons un commerce juste plutôt que de simples droits de douane, favorisant ainsi une collaboration durable sur le long terme." De son côté, le président du Paraguay, Santiago Peña, a affirmé qu'il s'agissait d'un "signal fort en faveur du commerce international dans un contexte géopolitique tendu".
Le traité inclut également des concessions spécifiques pour apaiser les préoccupations des agriculteurs européens tout en favorisant l'accès aux marchés européens pour les produits sud-américains tels que le bétail, le sucre et le soja. Toutefois, certains experts, comme Luciana Ghiotto de l'Université de Buenos Aires, mettent en garde contre les risques de pertes d'emplois dans l'industrie automobile en Argentine, avec des estimations annonçant jusqu'à 200 000 postes menacés.
En définitive, cet accord représente une occasion précieuse pour renforcer les relations commerciales transatlantiques, mais il reste à résoudre une multitude de préoccupations pour garantir que ses bénéfices soient équitablement répartis entre les deux régions.







