En fin décembre, les douaniers de l’aéroport Charles de Gaulle ont réalisé une saisie surprenante en interceptant trois palettes en provenance directe du Mexique. Après une inspection initiale sans succès, des pièces métalliques ont révélé une cache sophistiquée contenant une quantité alarmante de méthamphétamine. Cette drogue de synthèse, peu courante en métropole, a éveillé les soupçons des autorités, qui se sont immédiatement saisies de l'affaire.
L’Office Antistupéfiants (Ofast) a alors décidé de suivre le chargement, officiellement destiné à une entreprise située à Reims. Le 8 janvier, après son arrivée à un entrepôt à Pont-à-Mousson, trois individus ont été interpellés, suivis peu après par l’arrestation d’un quatrième homme à Nancy. Comme rapporté par France Info, le parquet de Paris a indiqué que les suspects sont liés à un réseau de trafic d'envergure, possiblement un cartel mexicain.
Le risque d’une nouvelle route de la drogue
Avec 207 kg de méthamphétamine saisis, le parquet qualifie cette opération de « succès sans précédent ». Les deux principaux suspects ont été placés en détention préventive tandis qu’un troisième est sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs soulignent l'importance de cette saisie qui pourrait signaler une tentative d'implanter une nouvelle filière pour la « crystal meth » en Europe, un phénomène qui inquiète les autorités. Comme l'indique un expert en toxicologie, « l’apparition de cette drogue en France pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la santé publique et la sécurité ».
Cette affaire souligne non seulement l’ingéniosité des réseaux de traffiquants, mais aussi les efforts accrus des douanes et des forces de l'ordre pour contrer les menaces grandissantes du crime organisé. Il est maintenant essentiel pour les autorités de poursuivre ces investigations afin d’éviter des répercussions sur la sécurité des citoyens et de préserver la santé publique.







