La dernière image que Sylvie Kellens conserve de son fils est celle d'un après-midi paisible, où il s'apprête à quitter leur maison à Pontpoint. Moins de 30 minutes plus tard, elle découvre l'impensable : son enfant, pendu dans une dépendance. Si au départ la mort a été jugée comme un suicide, des expertises ont suggéré qu'il pourrait s'agir d'un meurtre dissimulé en suicide, ce qui a considérablement relancé l'enquête.
Plus de douze ans après le drame, une enquête pour homicide volontaire reste en cours au parquet de Senlis, mais les doutes persistent. La mère déplore l'absence d'avancées significatives et alerte sur le risque d'un classement sans suite.
"Comment peut-on négliger une enquête sur la mort d'un enfant? Je ne tolérerai jamais le classement sans suite tant qu'il n'y a pas de certitudes", a-t-elle déclaré à BFM. Forte de son combat pour la vérité, elle exhorte le Pôle des criminels non résolus de Nanterre à prendre le relais sur son dossier. Son avocate, Me Najwa El Haïté, partage sa préoccupation, soulignant qu'il existe des éléments probants qui pourraient suggérer une implication extérieure dans la mort de Louis.
Journée tragique : souvenirs d'un après-midi normal
Louis, ce jour-là, avait des projets. Avec une visite prévue chez un ami, il était impatient de passer un moment agréable. Mais la réalité a pris une tournure tragique lorsque, après avoir quitté la maison, il a été retrouvé sans vie. L'enquête initialement orientée vers un suicide n'a pas été exempte de controverses. Sylvie Kellens insiste sur le fait que son fils ne se serait jamais suicidé, d'autant qu'il était plein de rêves et de projets.
Elle observe des détails troublants dans la scène de la tragédie, comme le poêle dans le corps de ferme qui n'a pas été allumé alors que le temps était froid. De plus, la position de sa paire de lunettes soulève également des questions. Ces incohérences lui laissent penser que son fils n'était pas seul au moment de sa mort.
Des témoins ont également rapporté avoir vu un véhicule utilitaire blanc garé près du corps de ferme, et un ADN masculin non identifié a été retrouvé sur le lieu des faits, ce qui jette une autre lumière sur les circonstances de la mort de Louis.
La quête d’un nouveau départ
Face à cette situation, Sylvie Kellens a lancé une pétition afin de rallier le soutien du public dans son combat. Elle espère que le pôle cold case pourra redynamiser le dossier de son fils. Selon son avocate, les critères nécessaires pour que l'affaire soit reprise sous cette juridiction sont réunis, notamment l’ancienneté et la complexité de l’enquête. Le refus constant du parquet de Senlis d’abandonner le dossier représente un obstacle supplémentaire à leur quête de justice.
"Aujourd'hui, je veux parvenir à un apaisement et faire en sorte que la mémoire de mon fils soit honorée", conclut la mère, visiblement déterminée à poursuivre son combat. Alors qu'elle attend toujours des résultats concernant l'analyse de l'ADN, Sylvie Kellens reste focalisée sur l'espoir que justice soit faite pour son fils et que la vérité éclate enfin.







