Lors d’une audience sur les intérêts civils, la célèbre influenceuse Kim Kardashian a demandé, le 18 mai, un euro symbolique de dommages et intérêts aux membres du commando d'agresseurs qui l'avaient attaquée dans un hôtel parisien en 2016, lui dérobant pour 9 millions d’euros de bijoux pendant la Fashion Week.
Lors de cette session, l’avocate de Kardashian, Léonor Hennerick, a énoncé la demande pour chacun des quatre membres de l’équipe d’agresseurs, dont Aomar Aït Khedache, aujourd'hui âgé de plus de 70 ans. Il est à noter que l'un des braqueurs, Didier Dubreucq, est décédé peu après le verdict, annoncé en mai 2025.
Le procès, très suivi par les médias, a duré quatre semaines. La cour d’assises de Paris a imposé des peines relativement légères aux dix accusés, la plus sévère étant de trois ans de prison, sans retour en detention. Les juges ont motivé leur clémence par le temps écoulé depuis les faits et la santé des principaux protagonistes, ce qui, selon eux, rendait l'incarcération éthiquement inacceptable.
Syndrome post-traumatique
Kardashian, alors qu’elle a vécu une période d'angoisse intense, ayant été bâillonnée et ligotée, s’est déclarée « satisfaite » du verdict et a exprimé son désir de « tourner la page ». Sa styliste, Simone Bretter, qui était également présente sur les lieux de l'incident, a fait une demande similaire de dommages et intérêts. À ce jour, le butin de ce vol spectaculaire, incluant une bague d'une valeur de 3,5 millions d'euros, n'a toujours pas été retrouvé.
Oublié des débats, le réceptionniste de l’hôtel a également demandé près de 550 000 euros de dommages par le biais de son avocat, Mohand Ouidja. Cette somme couvre une perte de chance professionnelle et académique, car ce dernier, qui était doctorant, n'a pas pu achever sa thèse à la suite de cet événement traumatisant.
« Depuis, il vit avec un syndrome post-traumatique », explique Me Ouidja, notant que son client, maintenant domicilié en Algérie, n’a pas pu se reconstruire depuis ce jour fatidique. L’hôtel, de son côté, a également demandé 100 000 euros pour la perte d'image provoquée par cet incident. La décision finale sur les intérêts civils est attendue pour le 15 septembre.







