Vendredi à l'aube, aux alentours de 6h30, un conducteur de bus a fait une découverte macabre en repérant un corps sur le bord de la route. Selon des témoins, il s'agissait d'une femme de 68 ans, retrouvée morte dans la commune de Saint-Prix, dans le Val-d'Oise. Les premières constatations ont révélé des traces de strangulation sur la victime, suggérant que son corps avait été déposé là.
Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont interpellé son mari au domicile du couple à Taverny, une commune voisine. Ce dernier, âgé de 63 ans, a été placé en garde à vue, où il aurait reconnu les faits, selon des sources policières. Le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras, a précisé que le mari avait été mis en examen pour homicide conjugal.
Ce féminicide est l'un des exemples tragiques d'une série de violences conjugales en France. Le 11 mai, des associations féministes avaient alerté l'État sur le bilan alarmant depuis le début de l'année : 36 femmes ont été tuées par leurs compagnons ou ex-compagnons, avec des pics de violence notables en mai. « On déplore six féminicides en seulement neuf jours », s'inquiètent-elles.
Les statistiques parlent d'elles-mêmes, avec un rapport de l'INSEE montrant une hausse de 11% des féminicides entre 2023 et 2024, alors que 107 femmes ont perdu la vie aux mains de leurs partenaires. Face à cette situation préoccupante, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié ces faits d'"insupportables" et a promis une mobilisation totale des forces de police.
Alors que la mobilisation contre les violences faites aux femmes peine encore à porter ses fruits, il a été récemment rapporté qu'un policier municipal avait également été suspecté d'avoir tué son ex-compagne et leurs deux enfants dans le Val-d'Oise, un drame survenu le 10 mai dernier. Ce contexte souligne l'urgence d'une action collective plus forte pour protéger les victimes de violences domestiques.







