Une femme âgée de 68 ans a été retrouvée morte en pleine rue dans la commune de Saint-Prix, Val-d'Oise, vendredi dernier. Son mari, 63 ans, a été arrêté et a reconnu avoir étranglé sa compagne.
Le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras, a révélé que le mari a été mis en examen, une situation qui met en lumière un problème alarmant de violence domestique. "À l'issue de sa garde à vue, l'homme a été déféré pour homicide par conjoint", a-t-il précisé.
Selon des sources policières, le corps de la victime a été découvert par un passager d'autobus, qui a immédiatement prévenu les autorités. L’autopsie a confirmé des signes de strangulation, indiquant ainsi un acte intentionnel de violence.
Un constat alarmant
Ce cas s'inscrit dans un contexte plus large de violence domestique en France. Le 11 mai, des associations féministes ont exprimé leur inquiétude, déclarant que 36 femmes avaient déjà perdu la vie sous les coups de leur partenaire depuis le début de l'année. Des chiffres récents montrent une augmentation de 11 % des féminicides depuis 2023.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié cette situation de "insupportable", promettant une mobilisation accrue des forces de l'ordre pour pallier ces violences. Ces tragédies soulignent l’importance de la prévention et de l'alerte précoce dans les situations à risque.
Un événement similaire ayant eu lieu récemment dans le même département témoigne d'une problématique persistante : un policier municipal a été suspecté d'avoir tué son ex-compagne ainsi que leurs deux enfants avant de se donner la mort.
Cette succession d’actes tragiques appelle à une réflexion urgente sur les mesures à mettre en place pour protéger les femmes victimes de violences conjugales.







