Kim Kardashian, la célèbre influenceuse américaine, a déposé une demande de dommages et intérêts symboliques d’un euro à l’encontre du groupe de braqueurs ayant orchestré son agression à l'hôtel de luxe parisien en 2016, pendant la Fashion Week. À cette époque, elle avait été bâillonnée et ligotée, tandis que près de 9 millions d'euros en bijoux lui étaient subtilisés.
Lors d’une audience dédiée aux intérêts civils, son avocate, Me Léonor Hennerick, a exprimé cette demande au nom des quatre membres du gang, y compris le leader Aomar Aït Khedache, désormais âgé de plus de 70 ans. Il est à noter qu'un autre membre, Didier Dubreucq, est décédé peu après le verdict rendu en mai 2025.
Après un procès retentissant de quatre semaines, la cour d’assises de Paris a prononcé des peines jugées clémentes, la plus sévère étant de trois ans de prison ferme, sans retour en détention. Les jurés ont justifié cette clémence par « le temps écoulé » depuis les événements et par des considérations éthiques concernant l’état de santé des accusés.
Prendre en compte le temps écoulé
Kim, qui avait témoigné de la peur intense qu'elle avait ressentie lors de l'incident, a par la suite déclaré être « satisfaite » du verdict et désireuse de « tourner la page ». Sa styliste, Simone Bretter, elle aussi victime de la séquestration, a fait une demande similaire de dommages et intérêts.
Au cours de l’enquête, les autorités n'ont cependant jamais retrouvé les bijoux dérobés, dont une bague évaluée à 3,5 millions d'euros, que Kardashian exhibait fréquemment sur ses réseaux sociaux.
Un réceptionniste demande près de 550 000 euros en compensation
Le réceptionniste de l'hôtel, une victime souvent oubliée de cette affaire, a pour sa part demandé près de 550 000 euros de dommages et intérêts. Son avocat, Me Mohand Ouidja, a fait valoir que cette somme indemnise une « perte de chance professionnelle et universitaire », précisant que le jeune homme, alors doctorant, n’a pas pu terminer sa thèse ni valoriser sa carrière en raison de l'incident traumatique. Aujourd'hui, il souffre d'un syndrome post-traumatique et vit en Algérie après avoir quitté la France.
L'un des avocats de la défense, Gabriel Duménil, a contesté la légitimité de cette demande, la qualifiant de « quelque peu spéculative ». L'hôtel victime de cette agression a également demandé 100 000 euros pour préjudice d'image.
La décision concernant ces demandes de dommages et intérêts, dernier chapitre de cette très médiatisée affaire, sera rendue le 15 septembre.







