Le tribunal correctionnel de Dieppe a prononcé, ce mardi 12 mai 2026, une peine de sept ans de prison ferme, ainsi qu'une interdiction de séjour en Seine-Maritime pour un homme de 54 ans reconnu coupable d'avoir incendié huit hangars agricoles. Ces actes criminels, perpétrés entre septembre 2023 et mars 2025, ont généré une certaine psychose au sein de la communauté agricole locale, qui continue de panser ses blessures.
L'inculpé conteste néanmoins la responsabilité des faits pour deux d'entre eux, malgré avoir reconnu sa culpabilité lors de sa garde à vue. Selon Le Monde, il dispose de dix jours pour faire appel de cette décision.
Lors du procès, il s'est présenté comme un passionné de sport, affirmant parcourir 10 000 kilomètres par an à vélo. Cependant, Steve, habitant à Bacqueville-en-Caux, a reconnu avoir des problèmes d'alcool qui déclenchent des accès de colère. "Il n'y aurait pas eu l'alcool, tout ça ne serait pas arrivé", a-t-il déclaré, admettant que sa consommation excessive a joué un rôle dans ses actes. Son casier judiciaire, déjà chargé de 19 condamnations, témoigne de comportements antisociaux, notamment des violences liées à l'ivresse, pour lesquelles il a déjà purgé plusieurs peines.
L'impact de ses actions n'est pas à prendre à la légère. Les agriculteurs victimes de ces incendies vivent encore dans l'angoisse, comme l’a souligné leur avocat lors du procès. Bien que les assurances aient indemnisé certains d'entre eux, le traumatisme persiste. L'un des agriculteurs touchés a vu son hangar, fraîchement reconstruit, ravagé à deux reprises. Un autre a perdu 35 jeunes taurillons, un événement qui a profondément marqué sa vie. "L'angoisse perdure", plaide leur avocat. "Et on ne vit plus comme avant, quand on a peur," souligne-t-il, illustrant la situation précaire et anxiogène de la communauté agricole face à ces actes de vandalisme.







