Condamné en 2024 par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour avoir commis des agressions sexuelles sur 14 patientes, le Dr Alem, ancien cardiologue en Salon-de-Provence, a trouvé refuge en Belgique pour poursuivre son activité. Interdit de pratiquer en France, il a délibérément choisi de s'installer à l'étranger pour continuer à exercer sa profession.
Suite à sa condamnation à quatre ans de prison, dont dix-huit mois avec bracelet électronique, le médecin, âgé de 65 ans, est sous le feu des critiques. Les faits ont été révélés au grand jour lors d'un procès où quatorze femmes, âgées de 47 à 75 ans, s'étaient constituées parties civiles. Elles ont dénoncé des comportements inappropriés dans son cabinet de Salon-de-Provence, où il travaillait trois jours par semaine. Les témoignages des victimes font état de "palpations inappropriées" sur des zones intimes, suscitant une vive émotion et une indignation générale.
Cette dérive pose des questions inquiétantes sur la régulation de la médecine et sur la sécurité des patientes. Des experts en éthique de la santé soulignent l'importance de surveiller les praticiens radiés et d'empêcher leur exercice ailleurs. Selon le Pr Claire Martin, spécialiste en éthique médicale, "les mécanismes actuels de régulation ne protègent pas suffisamment les patientes. Il est impératif d’adopter des protocoles plus stricts pour garantir leur sécurité". Les autorités de santé françaises sont désormais appelées à réexaminer leurs politiques concernant la mobilité des professionnels de santé condamnés.







