L’ancienne figure politique du village de Tartigny, situé dans le nord de l’Oise, a reconnu ce mercredi avoir agressé sexuellement cinq enfants, parmi lesquels quatre étaient de sa propre famille. En réponse à ses aveux, l’avocate générale de la cour d’appel d’Amiens a requis une peine de dix ans d’emprisonnement.
Cet homme de 75 ans, qui avait l’habitude de se déguiser en père Noël lors des festivités locales, s'est présenté devant la cour d’appel d’Amiens. Les accusations portent sur une période s'étendant de 1997 à 2021, tous les enfants étant âgés d'une dizaine d'années lors des faits.
Dans un premier procès, le prévenu avait été condamné à sept ans de prison. Cependant, durant cette nouvelle audience, l’avocate générale a demandé une peine plus sévère : dix ans de réclusion, assortie d’une obligation de rester à distance des mineurs et d’une inéligibilité pendant cinq ans.
Un changement de discours
Ce qui a choqué le tribunal, c’est que le prévenu, ayant précédemment nié les accusations, a fini par les reconnaître. Il a expliqué aux juges : "Je croyais cela normal", ajoutant avoir lui-même été victime d’agressions durant son enfance. Toutefois, il n’a pas su justifier la reproduction de ce qu’il avait subi sur d'autres enfants.
Lors de ce procès, trois de ses victimes, qui témoignent pour la première fois, relateront les atrocités vécues. Ces assistantes de justice expriment leur conviction que ces aveux ne sont qu’une stratégie visant à alléger la sentence du prévenu. Un de ses proches a déclaré : "C’est une bonne défense pour alléger sa peine". Une autre victime a souligné que, contrairement à lui, "Il a pris sept ans, nous on a pris perpétuité", en faisant référence aux séquelles psychologiques qu’elle endure encore aujourd’hui.
L’avocate générale a mis en exergue le manque de réflexion du prévenu sur ses actes : "Il n’y a aucun travail de fait". Pour cette raison, elle a plaidé pour une peine plus sévère que celle prononcée lors du premier jugement, notant que "S’il passe 10 ans en prison, il mourra en prison". Le verdict sera rendu le 13 mai prochain.







