Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a déclaré que le gouvernement s'efforce de trouver des repreneurs pour les sites français de Ziegler, actuellement en difficulté. La filiale française a été placée en redressement judiciaire début mars par le tribunal de Commerce de Lille.
Cette situation critique a été marquée par des manifestations de salariés dans plusieurs agences, tandis que le tribunal examinera le dossier le 31 mars, avec la menace de liquidation si aucun repreneur ne se manifeste.
"Nous suivons la situation de très près. La priorité est de trouver un repreneur solide pour ces sites industriels et logistiques. Si des repreneurs solides se présentent, nous les accompagnerons ; sinon, l’avenir des salariés sera en péril", a indiqué le ministre lors des échanges à l'Assemblée nationale.
L'angoisse profonde des salariés
Fondée en 1908, Ziegler emploie actuellement 1.400 personnes en France à travers 58 agences, tandis que le groupe compte 3.200 salariés au niveau mondial. Alain Ziegler, président de l'entreprise, a sollicité des mandataires judiciaires pour tenter de redresser la situation.
Bertrand Bouyx, député du Calvados, a partagé son inquiétude au sujet de "l'angoisse profonde des salariés" face à l'incertitude alimentée par la direction internationale.
Sur un chiffre d'affaires annuel de 445 millions d'euros, la société a enregistré des pertes de plus de six millions d'euros en 2025, alors qu'elle affichait un excédent de 10 millions d'euros un an auparavant, a alerté la CGT.
L'inquiétude est grande pour le personnel
Les véhicules de la société sont à l'arrêt, et les fournisseurs, face à des factures impayées, refusent de collaborer. La CGT a exprimé une préoccupation majeure concernant la capacité des salariés à percevoir leurs salaires dans les semaines à venir.
La CGT a également exigé des éclaircissements sur les causes ayant conduit Ziegler au bord de la faillite, rappelant aux élus et aux autorités de ne pas laisser disparaître une entreprise créée il y a plus d'un siècle.
En plus des problèmes internes de Ziegler, la hausse des prix du carburant et le ralentissement économique aggravent la situation des entreprises de transport, déjà bien fragilisées. Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale du transport routier, a averti que certaines entreprises envisagent de fermer définitivement leurs portes.







