Vendredi 20 mars 2026, le Conseil d'État a rejeté le recours de l'Association pour la santé, la protection et l'information sur l'environnement (Aspie), qui s'opposait aux permis de construire accordés en 2023 à Auzouer-en-Touraine.
Ce projet ambitieux de ferme agrivoltaïque prévoit l'installation de panneaux solaires sur des terrains agricoles, permettant ainsi de concilier production d'électricité et activités agricoles. La commune d'Auzouer-en-Touraine, située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Tours, se prépare ainsi à accueillir cette infrastructure.
L'Aspie a exprimé des réserves quant à l'impact environnemental de cette initiative, arguant que les effets négatifs sur le climat et des espèces protégées pourraient l'emporter sur les bénéfices attendus de la production d'énergie. Selon l'association, « des effets supérieurs aux bénéfices attendus en matière de production d'électricité », soulignant ainsi une inquiétude croissante concernant l'équilibre entre développement durable et protection de la biodiversité.
Un projet répondant aux besoins d'énergie de millions de foyers
En confirmant la décision de la cour administrative d'appel de Versailles, le Conseil d'État a également noté que « contrairement à ce que soutient l'association, le projet permettra l'exercice d'activités agricoles, pastorales ou forestières sur le terrain où il sera projeté ». Les experts estiment que des solutions peuvent être mises en place pour garantir la viabilité de l'élevage ovin sur le site.
Intitulé « La Bergerie ensoleillée », ce projet devrait générer environ 120 MW d'énergie grâce à 202.080 panneaux photovoltaïques, l'objectif étant d'alimenter plus de 30.000 foyers. Dans le contexte actuel de transition énergétique, la mise en service de telles installations est vue par certains comme une nécessité pour réduire les émissions de carbone et répondre aux défis énergétiques de demain.
Alors que certains agriculteurs soutiennent ce projet, des groupements d'opinion divergent quant à son impact sur l'environnement local. Comme l'a rapporté La Nouvelle République, des voix s'élèvent pour réclamer une évaluation approfondie des effets de l'agrivoltaïsme sur la biodiversité.







