Trente-trois ans après sa première apparition, Renault relance le modèle le plus attachant : une Twingo qui conserve sa célèbre allure de "tête de grenouille" lancée en 1993. Ce modèle marque un retour aux sources après deux générations moins marquantes, en 2007 et en 2014.
Cette nouvelle Twingo, qui reprend l'esprit populaire des dernières R5 et R4, a pour mission de rendre la mobilité électrique accessible sans sacrifier le plaisir de conduite ni la technologie. Dans un contexte où la demande en voitures zéro émission augmente, la marque espère séduire les citadins.
La "voiture à vivre" la transition électrique
Renault s'efforce de restituer le sentiment de "voiture à vivre" qui a contribué à la popularité de la première Twingo. Ce modèle emblématique des années 90 est toujours présent sur les routes d’aujourd’hui.
Le design de la nouvelle Twingo capte l'essence de son prédécesseur, évitant le piège du pastiche. Les optiques rondes, la silhouette monocorps et les ouïes sur le capot témoignent de cette continuité, tout en intégrant des fonctionnalités modernes. Ces ouïes ne servent plus d'aérateurs, mais d'accès pratique au liquide lave-glace.
Côté dimensions, la Twingo a légèrement évolué. Elle mesure désormais 3,79 mètres, un gain de 17 cm par rapport à la génération précédente. Elle reste particulièrement adaptée à la conduite urbaine, avec un rayon de braquage de seulement 9,87 mètres, idéale pour se garer facilement.
Vie à bord : la modernité accessible
À l'intérieur, le "Twist" est préservé avec une banquette arrière coulissante, permettant de moduler le coffre de 260 à 360 litres. Bien que le mode couchette ait disparu, un point pratique réside dans le siège passager qui se rabat pour accueillir des objets longs, comme des planches de surf.
Par rapport à ses concurrents, la Twingo se distingue par son niveau d'équipement. Alors que des modèles comme la Citroën C3 proposent un simple support pour smartphone, Renault livre un système d'écrans avec un affichage de 7 pouces pour les compteurs et 10,1 pouces pour l'écran tactile.
Au volant : un palier technologique avec la batterie LFP
Renault introduit une batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 27,2 kWh dans son moteur de 60 kW, équivalent à 82 chevaux. Ce système permet de réduire les coûts de production et d'assurer une autonomie WLTP de 263 km, cohérente avec les tests réalisés. Cependant, le modèle est limité à 130 km/h, une caractéristique qui peut changer l'usage des conducteurs habitués à circuler sur autoroute.
Pour la recharge, un système en courant alternatif basique est inclus, mais une option pour une charge plus rapide est disponible, permettant de recharger la batterie de 10 à 80% en 30 minutes grâce à un courant continu de 50 kW.
Des prix compétitifs sur le marché
La Twingo débute à 19.490 euros, ou 15.870 euros après une prime gouvernementale de 3.620 euros. Ces montants restent attractifs, notamment comparés aux 22.000 euros de l'ancienne Twingo électrique qui offrait moins d'autonomie.
- Citroën ë-C3 (finition You) : à partir de 16.390 euros, avec moins d'autonomie (204 km).
- BYD Dolphin Surf : à partir de 19.990 euros, avec environ 310 km d'autonomie.
- Fiat 500e : autour de 20.400 euros avec moins d'autonomie (190 km).
Conclusion : un retour convaincant
Renault montre ici que la Twingo peut revenir aux fondamentaux tout en étant adaptée à la modernité. La réduction de coût concomitante avec une augmentation significative des caractéristiques fait de cette voiture un choix judicieux pour les citadins à la recherche d'une alternative électrique.
Comme le designer Patrick Le Quément l’a affirmé : "Le plus grand risque, c’est de ne pas en prendre." En 2026, Renault a osé et a su marier nostalgie et pragmatisme, assurant ainsi que la Twingo reste un modèle incontournable.







