Le gouvernement français prévoit que la contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR) ne rapportera que 650 millions d'euros en 2026, contre 1,65 milliard d'euros prévu initialement, selon des sources proches de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, comme rapporté par Le Monde.
Introduite en 2025, cette taxe impose un taux minimum de 20% pour les ménages ayant des revenus annuels dépassant 250.000 euros pour un célibataire et 500.000 euros pour un couple.
Elle a été initialement conçue par le gouvernement de Michel Barnier, avant d'être adoptée dans le budget de son successeur François Bayrou en février 2025. Cependant, l'année précédente, la CDHR n’a généré que 400 millions d'euros, un montant bien inférieur aux 1,9 milliard d'euros escompté, selon Le Monde.
De "nouveaux mécanismes d'optimisation" en jeu
Les contribuables frappés par cette taxe ont dû "anticiper leurs versements de dividendes" avant la fin d’année 2024, adoptant ainsi une stratégies d'évitement fiscal, a indiqué l’entourage de la ministre, sans toutefois dévoiler le montant final perçu.
Pour l'année 2026, les prévisions restent pessimistes ; les recettes sont revues à la baisse, passant de l'objectif initial de 1,65 milliard d'euros à 650 millions d'euros.
La mise en place de "nouveaux mécanismes d'optimisation" ainsi que le mode particulier de paiement de la taxe, qui exige un acompte de 95% du total dû, ont incité le gouvernement à faire preuve de prudence, a précisé l'entourage d'Amélie de Montchalin. Une réévaluation de cette estimation est attendue à l'été 2026, suite à l'analyse des déclarations de revenus au printemps.
La taxe sera prolongée jusqu'à ce que le déficit passe sous la barre des 3%, conformément à un amendement adopté par le gouvernement, à propos du budget, sur lequel il a engagé sa responsabilité via le 49.3.







