Le sport, un espace vulnérable face aux violences sexuelles et sexistes: ces dernières années, de nombreuses victimes osent enfin briser le silence. Pour aborder cette problématique, une conférence est organisée ce soir à Amiens, où l'association Colosse aux pieds d'argile, un acteur engagé depuis plus de dix ans dans la lutte contre ces abus, sera présente. Gabriel Milet, coordinateur préventif de l'association en région, a partagé ses observations avec ICI Picardie.
Les témoignages suggèrent que les victimes, majoritairement des jeunes, ont souvent subi des abus durant leur enfance, comme l'indique Milet : "Ces violences sont fréquemment commises par des éducateurs sportifs dans le cadre de leur pratique. Tous les sports sont concernés, mais certaines disciplines individuelles peuvent accentuer la situation d'emprise".
Un enfant sur sept est touché par ces violences, souligne le coordinateur. Il met en garde contre la tendance à minimiser ces faits : "Les violences peuvent être sexuelles, physiques, verbales ou morales. Il est impératif de ne pas les ignorer".
Quels signes doivent alerter ? Milet partage plusieurs indices : "Des changements brusques de comportement, des attitudes sexuelles inappropriées, des mensonges ou des fugues, ainsi que des pratiques d'automutilation, notamment chez les adolescents, doivent éveiller les soupçons". Bien que le milieu sportif puisse être un terrain de violences, il peut également offrir des adultes fiables, capables d'écouter et de soutenir les jeunes victimes.







