Andy Burnham, identifié comme le successeur potentiel de Keir Starmer à Downing Street, annonce ce lundi les contours de son plan économique pour le Royaume-Uni. Ce discours, marquant son premier grand engagement politique depuis la démission du Premier ministre, se tiendra au musée de l'histoire du peuple de Manchester.
En tant qu'unique candidat à la direction du Parti travailliste et, potentiellement, à la présidence du pays, son ascension pourrait se concrétiser dès mi-juillet, à condition qu'aucun autre prétendant ne se manifeste.
Alors que la croissance britannique reste fragile et que les perspectives d'inflation inquiètent, Andy Burnham doit clarifier son programme et les changements qu'il prévoit pour le Labour. En annonçant sa vision, il répondra à des attentes fortes sur la manière dont il entend "redresser le Royaume-Uni".
Durant sa campagne dans une circonscription proche de Manchester, Burnham est resté discret sur ses intentions, notamment concernant un éventuel tournant à gauche. Son discours aura donc également pour but de prouver qu'il peut incarner un nouveau leadership.
- Décentralisation -
Beaucoup espèrent voir en Burnham un leader capable de relancer le changement promis par les travaillistes, en contraste avec son prédécesseur, Keir Starmer, qui jouit d'une image plus sérieuse mais moins populaire.
Se définissant comme un "socialiste pro-entreprises", Burnham tente de rassurer les investisseurs en promettant de respecter les normes budgétaires établies par la ministre des Finances, Rachel Reeves. Le choix de son futur ministre des Finances suscite des spéculations, Ed Miliband et Shabana Mahmood étant parmi les favoris, bien que des critiques émanent à l'encontre de Miliband pour son approche jugée trop anti-entreprise.
Revenant sur ses expériences en tant que maire, Burnham prône une décentralisation accrue, particulièrement dans des domaines essentiels comme le transport et le logement. Dans la foulée, il prévoit d'initier ce qu'il appelle "le plus grand transfert de pouvoir de l'ère moderne". Selon Lucy Powell, numéro deux du Parti travailliste, son ambition est que chaque communauté du pays puisse s'approprier ses propres projets et jouer un rôle actif dans la transformation de son territoire.
Burnham s'engage aussi à diriger des investissements vers les régions du nord du pays, souvent laisées par les politiques passées. Il évoque la création d'un "n°10 du Nord", en référence à la résidence officielle du Premier ministre, pour symboliser cet engagement régional.
Enfin, il ambitionne de lancer une "mission de dix ans" pour améliorer le niveau de vie, en adoptant des politiques de réindustrialisation, en améliorant l'accès au logement et aux infrastructures, et en réformant la gestion des services publics tels que l'eau et l'énergie, pour lesquels il réclame depuis longtemps une plus grande responsabilité publique.







