Les séismes, d'une magnitude de 7,2 et 7,5, ont laissé le pays dans un état de désolation avec d'innombrables bâtiments détruits, notamment à La Guaira, une ville côtière près de la capitale. Selon des estimations du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les pertes pourraient atteindre jusqu'à 6% du produit intérieur brut (PIB) vénézuélien, étant donné que cette évaluation ne prend même pas en compte l'impact économique total ni les coûts de reconstruction.
Des images satellites ont facilité cette estimation, mais l'ampleur des dégâts pourrait être trois fois plus importante. Selon le PNUD, les impacts sur l'économie et les infrastructures seraient considérables, exacerbant ainsi une situation déjà critique.
Sept millions de personnes affectées
Près de 7 millions de personnes auraient été touchées, d'après les Nations unies et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce drame intervient alors que le Venezuela tente de restructurer sa dette publique, une étape cruciale pour renouer avec le système financier international après des années de défaut de paiement.
Alors que des groupes humanitaires s'organisent pour fournir de l'aide, les témoignages de la population se multiplient, déplorant le manque de ressources et de réactivité des opérations de secours. Les infrastructures déjà fragilisées par des années de crise rendent la situation encore plus précaire.
Les répercussions économiques du séisme interviennent alors que le pays s'apprêtait à publier un plan de restructuration de sa dette, avec des chiffres alarmants sur le montant réel de celle-ci, comme l'a évoqué le Financial Times.
En parallèle, certains experts s'inquiètent de la compatibilité des opérations de secours avec les réalités politiques du pays, où les tensions sont déjà palpables. Celles-ci interrogent la capacité du gouvernement à coordonner une réponse efficace face à cette catastrophe monumentale.







