Vingt-cinq nouvelles banques, parmi lesquelles ABN Amro et Sabadell, ont décidé de rejoindre un consortium européen, qui projette de lancer un stablecoin indexé sur l'euro d'ici la fin de l'année. Ce groupe, ayant établi l'an dernier une entreprise à Amsterdam nommée Qivalis, compte désormais 37 établissements financiers dans ses rangs, réunissant des acteurs tels qu'ING et BNP Paribas issus de 15 pays différents.
Parmi les récents adhérents, on retrouve la banque néerlandaise Rabobank, la espagnole Bankinter, la suédoise Handelsbanken et la finlandaise Nordea. Un stablecoin opère de manière semblable à un fonds monétaire qui s'expose aux taux d'intérêt des obligations de la devise à laquelle il est lié.
Le scepticisme de Christine Lagarde
Ce projet de stablecoin est envisagé comme une réponse à la prédominance des États-Unis dans les paiements numériques, ainsi qu'une contribution à un futur système où des actifs tels que des obligations et des biens immobiliers pourraient être échangés via des jetons cryptographiques basés sur la blockchain. Actuellement, 97 % des stablecoins disponibles sur le marché sont indexés en dollars, avec très peu d'alternatives en d'autres monnaies traditionnelles.
Cependant, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a exprimé des doutes concernant la nécessité de tels stablecoins adossés à la monnaie européenne. Dans une déclaration précitée, elle a souligné que leur création pourrait perturber le fonctionnement de l'institution monétaire et amplifier d'éventuels bouleversements financiers.







