Le 20 mai dernier, le tribunal judiciaire de Verdun a tranché dans l'affaire entourant la messe en l'honneur du maréchal Pétain. Jacques Boncompain, président de l'Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP), a été condamné à verser 5.000 euros pour contestation publique de l'existence de crimes contre l'humanité. Cette décision fait suite à des déclarations de Boncompain, qui avait affirmé que Pétain avait "sauvé 700.000 juifs" durant la Seconde Guerre mondiale.
La messe, qui s'est déroulée en novembre dernier à Verdun, a suscité de vives polémiques et une forte opposition, notamment de la part de la mairie de Verdun. La procureure avait également requis cette amende lors de l’audience de mars. En plus de l’amende, Boncompain devra régler 3.500 euros à la Licra, à la Ligue des droits de l’homme et à l'Observatoire juif de France pour le préjudice moral et les frais d'avocat.
Pour marquer la gravité de la situation, le tribunal a décidé d'afficher intégralement sa décision à l'entrée du tribunal pendant deux mois. "Cela montre que le tribunal ne faiblit pas face à ce genre de propos. Mes clients et moi sommes satisfaits," a averti Maître Julien Bensimhon, avocat des parties civiles, dans une déclaration à ICI Lorraine.
Malgré la décision, Jacques Boncompain a été relaxé concernant un autre de ses propos où il affirmait que "Pétain était le premier résistant de France", un jugement qui a laissé certains observateurs perplexes. Des experts soulignent que cette affaire constitue un test pour la ligne adoptée par la justice en matière de contestation des crimes du régime de Vichy.







