La direction des ressources humaines de Meta a communiqué en interne la décision de supprimer environ 8 000 postes, représentant 10 % de ses effectifs. Janelle Gale, responsable des ressources humaines, a justifié cette démarche par la nécessité d'une « gestion plus efficace » pour soutenir les investissements croissants dans l'intelligence artificielle (IA).
Cette annonce s'inscrit dans un contexte marqué par des coupes importantes dans le secteur technologique aux États-Unis. D'après des informations rapportées par l'AFP, Meta a également prévu de supprimer 6 000 postes vacants.
Au dernier trimestre de 2022, la société comptait près de 78 865 employés, selon des documents soumis à la SEC. Ce n'est pas la première fois que Meta annonce une réduction d'effectifs ; fin 2022, un premier plan de licenciement touchait 11 000 salariés, suivi d'un second actionnant 10 000 autres postes en mars 2023. La tendance pourrait se déplacer au-delà de l'année 2023, car le nombre de salariés a crû de plus de 11 000 employés entre fin 2022 et fin 2025.
Bien qu'il n'ait pas été mis en avant lors de cette annonce, Mark Zuckerberg a précédemment lié l'IA aux économies potentielles de coûts. « Des projets qui nécessitaient auparavant d'importantes équipes peuvent maintenant être gérés par une seule personne talentueuse », avait-il indiqué. Cela a conduit à un changement dans la structure d'équipe de l'entreprise, plaçant un accent croissant sur la performance individuelle dans un cadre réduisant la taille des équipes.
Dans le même temps, Meta investit massivement dans le développement de l'IA, avec des prévisions d'investissement allant de 115 à 135 milliards de dollars d'ici 2026 pour renforcer son infrastructure. Ce montant colossale servira à acquérir des technologies essentielles, y compris des puces. Un récent accord avec AMD pour l'achat de plusieurs millions de puces, représentant au moins 60 milliards de dollars, a également été signé.
À la suite de ces nouvelles, l'action de Meta a connu une chute de près de 3 % à la Bourse de New York, témoignant de l'inquiétude des investisseurs face à cette rationalisation de l'effectif, malgré la promesse de gains futurs via l'IA.







