Dany Paiva, le nouveau maire RN de Liévin dans le Pas-de-Calais, a décidé de mettre un terme à la cérémonie traditionnelle du 1er mai, un hommage aux mineurs de la région. Cette initiative soulève de vives réactions parmi les habitants, car pour Paiva, cette cérémonie serait « utilisée par les syndicats pour faire de la politique ».
Dans une interview accordée à France Inter, il a déclaré : « Les syndicats ne sont pas là pour faire des meetings en plein air », justifiant ainsi sa décision de supprimer cet événement ancré dans la culture locale.
Des réactions mitigées, même parmi les électeurs du RN
La décision du maire ne fait pas l'unanimité, même au sein de ses propres partisans. Une habitante, fille d'un ancien mineur, a exprimé son indignation : « C’est dégueulasse, moi je trouve. Il faut les respecter ». D'autres, comme un homme rencontré sur le terrain, ont affirmé : « Il faut garder les traditions qui sont à Liévin, elles sont là, elles sont ancrées ».
La commémoration du 1er mai à Liévin est particulièrement significative. Elle rappelle le tragique coup de grisou survenu le 27 décembre 1974, qui a causé la mort de quarante-deux mineurs, le plus grave accident minier en France depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce drame a marqué les esprits et la mémoire collective de la commune.
À une époque où les dirigeants du RN se rapprochent des grands patrons, cette décision soulève des interrogations sur la réelle position du parti d'extrême droite vis-à-vis des ouvriers, un engagement qu'il avait longtemps proclamé. Quel avenir pour la mémoire des travailleurs dans une ville marquée par son passé minier ?







