Le gouvernement italien a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions économiques, avec un taux de croissance attendu de 0,6% pour cette année, comparé à 0,7% précédemment annoncé. Dans ce contexte, le pays vise un déficit public à 2,9% pour 2026, destiné à respecter les règles européennes, malgré les incertitudes provoquées par les conflits au Moyen-Orient.
Un peu moins de 15 ans après la crise de la dette, l'administration actuelle dirigée par Giorgia Meloni espérait réduire le déficit sous la barre des 3% dès 2025. Cependant, la croissance de l’économie italienne s’est affaiblie fin 2025, avec un chiffre final de 3,1% du PIB pour le déficit. Ce contexte économique difficile a conduit à une révision des prévisions de croissance pour 2026 et 2027, maintenant fixées à 0,6% et 0,7% respectivement, selon les déclarations de Giancarlo Giorgetti, ministre de l'Économie.
Un cadre économique incertain
Giorgetti a souligné que le déficit public devrait donc passer en dessous des 3% en 2026. Lors d’une récente conférence de presse, il a également évoqué la nécessité d'approfondir rapidement les décisions politiques concernant les dépenses de défense et les impacts économiques de la guerre au Moyen-Orient. "Le scénario actuel complique nos perspectives, surtout si les anticipations d’inflation augmentent", a-t-il ajouté, avertissant d’un possible effet domino sur les entreprises et les Etats.
Réactions des experts
Certains économistes estiment que rester au-dessus de cette barre de 3% n’est pas dramatique. Pour Lorenzo Codogno, ancien économiste à la BCE, "ce serait plutôt une question cosmétique pour rassurer les marchés". Il précise que cela pourrait avoir des implications politiques, notamment en vue des élections de 2027. L'Italie se situe en moyenne au sein de l'Union européenne, affichant un déficit similaire à celui de la Grèce.
En somme, alors que le gouvernement cherche à contrôler le déficit et à stimuler la croissance, il fait face à des défis économiques croissants. La nécessité de prendre des mesures adéquates pour un avenir économique stable est plus urgente que jamais, surtout dans un contexte international instable.







