Le gouvernement a engagé des frais considérables pour soutenir les « gros rouleurs » en cette période de forte inflation. Lors d'une réunion interministérielle, le ministre Sébastien Lecornu a révélé que les nouvelles aides, destinées à alléger le fardeau des Français, coûteront 180 millions d’euros en mai. Ce montant s’ajoute aux 150 millions déjà dépensés le mois dernier.
Cette décision intervient dans un contexte de hausse des prix des carburants, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient. Environ trois millions de citoyens, incluant des professions variées comme les pêcheurs, agriculteurs, chauffeurs de taxi, VTC, et personnels soignants, bénéficieront d’une réduction d'environ « 20 centimes par litre ».
Le Premier ministre a rappelé que ces aides seraient « gagées sur d’autres dépenses », soulignant l’importance d’une gestion budgétaire responsable. Le défi est de ne pas aggraver le déficit public, qui est déjà évalué à 152,5 milliards d'euros pour 2025.
En parallèle, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a évoqué un impact de la crise énergétique oscillant entre 4 et 6 milliards d'euros, ce qui pourrait inciter à réviser à la baisse la croissance prévue, initialement estimée à 1 % pour 2026. Ces ajustements, prévenus par les experts du secteur, témoignent d'une réalité économique que le gouvernement doit gérer de manière proactive.







