Le Livret A a subi une décollecte nette de 490 millions d’euros en mars 2023, marquant son pire mois de mars depuis 2009, comme l'indique un rapport de la Caisse des dépôts (CDC). Selon France Info, cette situation est attribuée à un taux d'intérêt réduit à 1,5 %, ce qui affaiblit sa compétitivité face à d'autres produits d'épargne.
Depuis le début de l'année, les retraits sur le Livret A ont dépassé les dépôts de 3,1 milliards d'euros, bien que le volume total reste élevé à 446,5 milliards d’euros. De plus, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) n’a pas échappé à cette tendance avec une collecte très modeste de 80 millions d'euros. Même le Livret d’épargne populaire (LEP), malgré un taux de 2,5 %, n’a pas réussi à inverser cette dynamique, affichant une décollecte de 120 millions d’euros en mars.
L'assurance-vie, un choix de plus en plus privilégié
Ce désamour pour le Livret A profite directement aux assurances-vie, qui affichent un rendement moyen estimé à 2,65 %, selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Non seulement ces produits redeviennent attractifs, mais ils le sont d’autant plus que les gains de l'assurance-vie sont soumis à une fiscalité distincte, contrairement aux intérêts du Livret A qui en sont exonérés.
Vers une amélioration à l'horizon
Les analystes prévoient un changement potentiel lors de la révision du taux cet été. L'inflation, qui a été mesurée à 1,7 % en mars par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), est de nouveau en hausse, alimentée par les tensions géopolitiques et par le renchérissement des prix de l’énergie. Au regard de ces éléments, il est envisageable que le taux du Livret A soit ajusté à 1,8 % lors de la prochaine révision de mi-juillet, rendant ainsi ce placement plus compétitif face aux coûts de la vie croissants.







