L'éclaircissage des fruits est une technique essentielle dans le jardinage, permettant non seulement de garantir des récoltes abondantes mais aussi de préserver la santé des arbres fruitiers. L'objectif principal est d'assurer une bonne circulation de l'air et une exposition adéquate à la lumière au sein de la ramure, facteurs cruciaux pour le développement des fruits.
Pourquoi éclaircir les fruits ?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, éclaircir ses fruits ne représente pas un gaspillage, mais plutôt une démarche réfléchie. En effet, réduire le nombre de fruits sur un arbre permet de préserver sa santé. Lorsqu'un arbre produit trop de fruits, il risque de s'épuiser, représentant un danger pour les branches qui pourraient se rompre sous le poids excessif.
De plus, les fruits trop rapprochés ne bénéficient pas d'un bon développement. Ils deviennent souvent de petite taille, malformés ou encore plus susceptibles aux maladies, qui trouvent un environnement idéal dans l'espace confiné entre les fruits. Un bon éclaircissage permet donc d'améliorer la qualité gustative des fruits, rendant la récolte non seulement plus savoureuse, mais aussi plus durable.
Les arbres concernés et le moment propice
Le pommier est l'arbre le plus fréquemment associé à l'éclaircissage, mais cette pratique est également bénéfique pour d'autres variétés telles que le poirier, le pêcher, le nectariner et l'abricotier. En revanche, les pruniers et cerisiers n'ont généralement pas besoin d'un éclaircissage.
La période idéale pour l'éclaircissage intervient après la chute naturelle des fruits, qui survient environ 40 jours après la floraison. Généralement, cela se situe dans la seconde quinzaine de juin. Si une grande quantité de fruits est présente, il peut être judicieux de réaliser deux passes d'éclaircissage, à quinze jours d'intervalle, afin de ne pas perturber l'arbre en lui apportant trop de sève en une seule fois.
Comment réussir l'éclaircissage
Pour effectuer un éclaircissage efficace, il est recommandé de conserver un seul fruit par bouquet, idéalement celui du centre. Cependant, si un fruit excentré est plus sain et exempt de maladies, celui-ci pourra être retenu. Les spécificités dépendent des types d'arbres : par exemple, pour le pommier, seuls les fruits centraux doivent être conservés, tandis que pour le poirier, il est conseillé de garder deux fruits en périphérie.
- Pommier : un fruit au centre de chaque bouquet.
- Poirier et cognassier : sélectionner deux fruits qui ne se touchent pas.
- Pêcher et nectarinier : conserver dix fruits par mètre linéaire.
- Abricotier : garder entre six et huit fruits par rameau.
Utilisez un sécateur bien aiguisé pour couper les pédoncules de pommes et poires, tandis que pour les pêches et abricots, retirez les fruits manuellement.







