Marie-Ange Debon, la nouvelle PDG de La Poste nommée en octobre 2022, pourrait bénéficier d'une indemnité significative à l'issue de son mandat en 2030. Cette somme pourrait atteindre jusqu'à 900 000 euros, selon des révélations faites par L'Informé.
La Poste a confirmé l'existence d'une clause de non-concurrence qui stipule que Marie-Ange Debon pourra toucher 450 000 euros si elle quitte ses fonctions à la fin de son mandat, et jusqu'à 900 000 euros en cas de départ anticipé. Ce montant est équivalent à un an de salaire et reprend les termes déjà en vigueur lors de son précédent poste à la présidence de Keolis en 2020.
Cette stratégie salariale soulève des questions sur les pratiques de rémunération au sein des entreprises d'État. Selon des experts, ce type de clause, bien que légale, devient controversé dans un contexte où l'équité salariale est un sujet de débat public. Valeurs Actuelles a exprimé des préoccupations quant à la perception du public vis-à-vis de telles compensations, surtout dans un secteur souvent critiqué pour sa gestion des ressources humaines.
À 60 ans, Marie-Ange Debon, ex-responsable chez Suez et Keolis, a pour mission de réorienter La Poste vers une transformation numérique et logistique, en réponse à la contraction du marché postal traditionnel. Elle a déjà indiqué que parmi ses priorités figure la modernisation des services et l'expansion des activités logistiques, élément crucial dans la dynamique commerciale actuelle.
Ce parachute doré et les conditions de rémunération de Debon font partie d'un débat plus large sur les rémunérations perçues par les dirigeants d'entreprises publiques. Comme signalé par Valeurs Actuelles, la perception de ces montants dans un contexte économique tendu pourrait rapidement mener à des critiques renforcées sur les disparités salariales au sein du secteur public.







