L'ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a été condamné à quatre ans de prison ferme pour chantage lié à une sextape, et a été incarcéré mercredi au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain.
Ancien président de la métropole de Saint-Étienne de 2014 à 2025, Gaël Perdriau a partagé sur Facebook, peu avant son incarcération, qu'il s'apprêtait à entrer en prison ''en conformité avec la décision de la justice'' tout en exprimant sa colère face à ce qu'il considère comme une ''grave injustice''.
Dès 10H30, il a été admis et placé à l'isolement pour des raisons de sécurité, un protocole judiciaire standard pour éviter tout risque lors de ses déplacements dans l'établissement. Son avocat, Me Jean-Félix Luciani, a annoncé son intention de demander une remise en liberté, arguant que son client remplit les critères nécessaires.
Le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné le maire de 53 ans le 1er décembre à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, ainsi qu'à cinq ans d'inéligibilité, avec exécution provisoire. Malgré les accusations pesant sur lui, il continue de clamer son innocence, espérant un revirement lors de son appel, comme il l'a exprimé récemment sur les réseaux sociaux.
Dans cette affaire controversée, Gaël Perdriau et trois complices de son entourage ont été reconnus coupables d'avoir enregistré à l'insu du second adjoint, Gilles Artigues, une vidéo dans une situation compromettante, obstinément utilisée pour faire pression sur lui et ralentir son ascension politique. Une partie des fonds utilisés pour réaliser ce coup bas provenait des coffres publics, ce qui a encore exacerbé le scandale.
Réactions et débats continuent d'éclater autour de cette affaire. Les anciens collègues de Perdriau, les responsables politiques locaux et même des experts en droit s'interrogent sur les implications de ces actes sur la démocratie et l'intégrité des institutions. Tous attendent avec impatience le déroulement de l'appel, qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles révélations. Selon les analyses juridico-politiques, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans la confiance du public envers ses élus.







