Un médecin psychiatre de 51 ans, exerçant à l'Établissement de Santé Mentale de Reims, a été mis en examen et incarcéré pour des actes de nature sexuelle à l'encontre d'au moins cinq patientes, dont un acte qualifié de viol. Cette information a été confirmée par le procureur de Reims, à la suite d'un communiqué diffusé mercredi 1er avril, et relayée par France 3 Grand Est.
Le médecin est confronté à plusieurs plaintes, avec au moins cinq accusations d'agression sexuelle, dix de harcèlement sexuel et un viol. En raison de la gravité des faits et des circonstances aggravantes liées à sa profession, il pourrait faire face à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison pour viol, sept ans pour agressions sexuelles, et trois ans pour harcèlement sexuel, selon François Schneider, le procureur de la ville.
Malgré ces allégations, le psychiatre a nié l'ensemble des accusations durant sa garde à vue, affirmant ne pas avoir eu de comportement inapproprié envers ses patientes. Cependant, des éléments troublants ont émergé durant l'enquête.
Deux nouvelles plaintes déposées durant la garde à vue
Le conseil départemental de la Marne de l'Ordre des médecins avait déjà signalé ce professionnel de santé en mai 2025 pour des faits sexuels sur plusieurs de ses patientes. En août 2025, l'une d'elles a porté plainte, alléguant des agressions, y compris un "baiser forcé" auquel elle aurait été soumise, corroboré par une amie.
Les enquêteurs ont pris contact avec l'intégralité de la patientèle féminine du psychiatre, soit environ 665 femmes. De nombreuses témoignages ont mis en lumière des comportements déviants de la part du médecin, y compris la prescription abusive d'anxiolytiques et d'antidépresseurs à haute dose. Certaines patientes ont rapporté avoir perdu connaissance après avoir pris ces médicaments, révélant des faits de viol pendant ces consultations.
Deux nouvelles plaintes ont été déposées durant la garde à vue, renforçant encore le poids des accusations. Le procureur a décrété que des vérifications supplémentaires seraient nécessaires, notamment dans l'Aisne, où l'accusé avait précédemment pratiqué.







