Une tentative d'attentat visant le siège parisien de la Bank of America a été déjouée, suscitant une réaction rapide du Parquet national antiterroriste (PNAT). Ce dernier a indiqué que l'affaire pourrait être liée au groupuscule pro-iranien Harakat Ashab Al-Yamin Al-Islamiya (HAYI). En réponse à cette menace, une information judiciaire a été ouverte pour association de malfaiteurs terroristes et d’autres infractions connexes.
Le PNAT a confirmé la mise en examen de quatre personnes, dont trois mineurs avec un casier judiciaire vierge, et un majeur ayant déjà été condamné en 2025 pour des faits de trafic de stupéfiants. Une cinquième personne a été libérée sans poursuites. Les accusations incluent la fabrication et le transport d’un engin explosif, démontrant ainsi la gravité de la situation.
La tentative d'attentat est survenue tôt le matin du 28 mars, lorsque des agents de police ont intercepté un jeune de 17 ans, prêt à activer un engin explosif artisanal. Des enquêtes récentes révèlent que la méthode employée pourrait être inédite en France, en raison de la puissance explosive significative de l'engin.
Proxies et réseaux sociaux
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par HAYI, incitant à cibler des intérêts, en particulier ceux liés à la communauté juive, témoignent d'une escalade de la violence. Ces menaces touchent non seulement la France, mais s'étendent également à d'autres pays européens tels que la Belgique et les Pays-Bas.
Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a souligné un lien possible avec l'Iran, en faisant référence à l'influence de ce pays sur des acteurs locaux, souvent appelés « proxies ». Il a également averti que ces groupes peuvent agir rapidement en réponse à des tensions sur la scène internationale.
Les forces de police poursuivent leur enquête, craignant que la situation n’augmente le risque de nouvelles attaques sur le sol français, particulièrement dans le contexte actuel de tensions géopolitiques. Une vigilance renforcée est donc de mise face à cette nouvelle menace qui pourrait provoquer un climat d'insécurité dans la région.
La prévention des actes terroristes est devenue une priorité majeure alors que les autorités tracent les lignes de connexion entre les réseaux extrémistes et les circonstances locales. La communauté et les établissements ciblés sont aujourd'hui plus que jamais sous la surveillance des services de sécurité.







